𝐀̀ 𝐬𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞,
𝐁𝐀𝐒𝐒𝐈𝐑𝐎𝐔 𝐃𝐈𝐀𝐊𝐇𝐀𝐑 𝐃𝐈𝐎𝐌𝐀𝐘𝐄 𝐅𝐀𝐘𝐄
𝕆𝕓𝕛𝕖𝕥: 𝐃𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐢𝐭𝐮𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐃𝐚𝐧𝐝𝐞́ 𝐌𝐚𝐚𝐲𝐨
𝕄𝕠𝕟𝕤𝕚𝕖𝕦𝕣 𝕝𝕖 ℙ𝕣𝕖́𝕤𝕚𝕕𝕖𝕟𝕥 𝕕𝕖 𝕝𝕒 ℝ𝕖́𝕡𝕦𝕓𝕝𝕚𝕢𝕦𝕖,
Permettez-moi de porter à votre haute attention une préoccupation majeure qui habite aujourd’hui le cœur de toute la population du Dandé Maayo.
Force est de constater que les régimes qui se sont succédés avant le vôtre ont conjugué à l’oubli les doléances des habitants du Dandé Maayo dont je fais partie. En effet, au Sénégal, toutes les parties du pays ont connu des réformes, de l’émergence, du développement et de l’amélioration de leurs conditions de vies notamment à travers des constructions des infrastructures entre autres sauf le nord du Senegal et en particulier le Dandé Maayo qui, jusqu’à ce jour vit son temps colonial.
𝗠𝗼𝗻𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁,
Vos promesses depuis votre statut d’opposant jusqu’au chef d’Etat, bien que porteuses d’espoir pour nous qui ont cru en vous et qui continuons d’y croire, suscite une vive inquiétude et un profond sentiment de peur d’être abandonné et nous redoutons d’être une fois de plus laissés pour compte. Je me demande et on se demande à quand le chapitre des actions pour le Dande Maayo qui rêve de pousser un ouf de soulagement ?
𝗠𝗼𝗻𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁,
Régler la situation du Dandé Maayo c’est redresser l’économie du nord du Senegal. Car ici, nous cultivons ce que nous mangeons et mangeons ce que nous cultivons dans ce pays. Mais exporter ces produits reste malheureusement un énorme défi pour notre zone qui manque de tout et surtout de bonnes routes. L’impraticabilité de nos routes est un réel obstacle pour nous qui cultivons la terre mais qui, malheureusement voyons nos rendements pourrir par faute de ne pas étre capable de rallier l’autre bout.
𝗠𝗼𝗻𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁,
Au moment où d’autres réclament des hôpitaux, des universités, du prolongement de la ligne du TER, des BRT, le Dandé Maayo lui, ne quémande que sa route soit bitumée. Ignorer cette doléance serait une iniquité inénarrable, contraire aux principes d’équité et de justice sociale qui fondent la République.
Ces hommes et ces femmes, aujourd’hui debout pour la réalisation de ce rêve qui leur tient à cœur, ont consacré leur vie à vous aimer, à vous défendre, à vous soutenir et à vous porter au pouvoir comme de milliers de sénégalais partout dans les coins et recoins du pays.
𝗠𝗼𝗻𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁,
Le Dandé Maayo nourrit la région de Matam et les régions voisines avec abnégation, souvent dans des conditions difficiles, car trop reculé, avec pour seule richesse: se donner au bout de ses forces et sa foi au Senegal que nous aimons.
Oublier encore le Dandé Maayo qui, depuis belle lurette est et reste toujours d’être le grenier agricole du sénégal reviendrait à nier une part essentielle de notre souveraineté alimentaire.
L’Etat sénégalais repose sur des valeurs de justice, d’égalité et de reconnaissance du mérite. Il serait donc juste et moral que les retombées des futurs décrets bénéficient également aux habitants du Dandé Maayo, au nom du Senegal pour tous et au nom du gouvernement au service de tous.
𝗠𝗼𝗻𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁,
Vous avez, plus d’une fois, montré votre attachement au Fouta, à la région de Matam. Nous plaçons donc notre espoir sur votre sens élevé de la justice et de la reconnaissance, afin que les décrets attendus prennent en compte, de manière équitable, le Dandé Maayo.
Ce geste serait non seulement un acte de justice sociale, mais aussi un hommage rendu à tous ceux qui habitent le Dande maayo qui malgré ignorés et oubliés par les anciens régimes restent forts, solides et résilients attendant qu’un miracle tombe du ciel.
Dans l’attente confiante de cette décision pleine d’humanité et d’équité, veuillez recevoir, Excellence, l’expression de notre profond respect et de notre loyale considération.
Cordialement,
𝑂𝑢𝑚𝑎𝑟 𝐴𝑙 𝐹𝑜𝑢𝑡𝑖𝑦𝑜𝑢 𝘎𝐴𝘠𝐸 𝕒𝕝𝕚𝕒𝕤 𝐆𝐀𝐘𝐄 𝐄́𝐋 𝐏𝐑𝐄́𝐒𝐘
𝘈𝘳𝘵𝘪𝘴𝘵𝘦 𝘗𝘰𝘦́𝘵𝘦-𝘚𝘭𝘢𝘮𝘦𝘶𝘳, 𝘌́𝘤𝘳𝘪𝘷𝘢𝘪𝘯-𝘈𝘶𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘥’𝘰𝘶𝘷𝘳𝘢𝘨𝘦𝘴, 𝘗𝘢𝘳𝘰𝘭𝘪𝘦𝘳 𝘊𝘰𝘯𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘷𝘪𝘦, 𝘦𝘵 𝘗𝘰𝘳𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘝𝘰𝘪𝘹.
𝕲𝖒𝖆𝖎𝖑: gayeelpresy@gmail.com
𝙰̀ 𝐖𝐨𝐮𝐝𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮-𝔻𝕒𝕟𝕕𝕖́ 𝕄𝕒𝕒𝕪𝕠-M𝐚t𝐚m, 𝚕𝚎 20 𝙽𝚘𝚟𝚎𝚖𝚋𝚛𝚎 𝟸0𝟸𝟻
